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Laval. Le chiropracteur à vélo veut aider les défavorisés

Publiée le 05/06/2018

 

Alexandre Chassagne a choisi d’être chiropracteur, une spécialité qu’il pratique à vélo. Après un voyage humanitaire, il veut aider localement ceux qui ne pourraient s’offrir ses services.

« Faire du bien aux autres, sans intrusion, ni aiguille ni médicament, naturellement. » Voilà ce qui a poussé Alexandre Chassagne à devenir chiropracteur. La chiropraxie, c’est la manipulation de la colonne vertébrale pour rendre au système nerveux son efficacité, ce qui la différencie de l’ostéopathie.

Depuis quelques mois, ce jeune homme de 26 ans exerce à Laval, à vélo, déplaçant sa remorque d’une vingtaine de kilos. Bricolée par son papa, elle abrite notamment sa table de massage. « Ce qui est bien, c’est que je suis au grand air, confronté à la réalité, contrairement à un cabinet. C’est écolo et ça me plaît. Mais c’est vrai que ça bouscule les codes ! »

Réguler le système nerveux

Tout comme la chiropraxie qui, aujourd’hui encore, suscite la méfiance de quelques-uns. Mais Alexandre, qui s’est toujours senti attiré par cette « thérapie manuelle » , s’est accroché pour suivre les pas de David Daniel Palmer, l’inventeur américain de la chiropraxie en 1895. « Sa théorie, considérée comme loufoque, assurait que des ajustements de la colonne vertébrale permettraient de réguler la tension du système nerveux et donc de permettre au corps de fonctionner de façon optimale. »

Pendant ses six ans d’études à l’Institut français européen de chiropratique (Ifec), seule école de chiropraxie de France, Alexandre a trouvé sa voie. Même si sa passion des voyages l’a titillé régulièrement, voire l’a carrément démangé. « J’ai toujours eu envie de voyager à vélo sur le long terme. J’ai enfin pu concrétiser ce rêve à la fin de mes études… »

Parti de Toulouse en février 2017, Alexandre passe par l’Italie, la Slovénie et la Croatie. Mais c’est en Bosnie que tout va changer. « Là, je suis tombé sur la Civil march for Aleppo, la route des réfugiés, où j’ai découvert un élan qui m’a fait réfléchir à mon projet. Et si je pouvais faire plaisir aux autres en me faisant plaisir ? »

Alexandre décide de faire profiter les autres de son talent, les plus démunis surtout. C’est en juin 2017, alors qu’il est en Grèce, qu’il commande une table de massage en la finançant via une collecte de fonds sur le net.

10 000 km à vélo avant Laval

Tout au long de son périple, qui le mènera un peu partout en Europe, Alexandre Chassagne enchaîne soins et vélo. « J’ai traité une cinquantaine de personnes dans mes trois derniers mois, relate Alexandre. Je me souviens notamment d’une mère de famille syrienne qui souffrait de maux de dos horribles et dont la famille m’a quasiment pris pour un sauveur ! » De retour en France, après 10 000 km en neuf mois, Alexandre est plus ou moins repu de voyages, mais pas de son expérience. Loin de là.

Quand il pose ses valises à Laval, il veut continuer. À faire du vélo. À exercer la chiropraxie, bien sûr. Et à aider les plus démunis, aussi. Le jeune homme se lie alors avec Rwaïda Ayache, la Lavalloise à l’origine de nombreuses actions solidaires en Mayenne.

Aujourd’hui, grâce à elle, l’un des premiers chiropracteurs à vélo de France, devrait prochainement intégrer une association afin d’approcher des gens n’ayant pas les moyens de s’offrir ses soins.

 

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