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À Laval, une saison ratée… Une de plus

Publiée le 14/05/2018

National. Le Stade lavallois, 8e, a connu deux gros passages à vide, qui ont plombé ses espoirs de remontée immédiate. Comme l’an passé, l’effectif était pléthorique mais manquait de qualité. Il faudra faire beaucoup mieux en 2018-2019.

Président et entraîneur l’ont juré, craché, devant les partenaires du Stade lavallois, vendredi soir. En 2018-2019, l’objectif est déjà fixé : la remontée en Ligue 2. Ce sera tout… Ou rien, c’est-à-dire la perte du statut professionnel en cas d’échec.

" Les moyens humains et financiers seront à la hauteur ", a promis Philippe Jan, un président qui se fait très discret depuis son surprenant retour, il y a un an.

Au club, on veut vite faire oublier cette saison qui a déçu, voire fâché les supporteurs. On peut les comprendre. Ils n’ont pas tout oublié. Entre un ancien entraîneur, Philippe Hinschberger, pour qui la présence de Laval en Ligue 2 relevait de l’exploit, et un ancien président, Christian Duraincie, qui avait inventé un projet Horizon 2020 censé rimé avec Ligue 1, il y a de quoi être déboussolé.

Philippe Jan, lui, ne promet pas du rêve. Il a vécu cette saison comme celle de la transition. Il s’exprimera dans les prochains jours et sait qu’il sera jugé sur sa capacité à réhabiliter le club sur le plan sportif. Il y était parvenu, en remontant une première fois en Ligue 2, il y a neuf ans, à l’issue de trois saisons en National.

Cette accession, ce sont les dernières scènes de liesse en date autour du Stade lavallois. Le public n’a pas eu à se plaindre de la saison suivante, celle de la pépite Romain Hamouma. Mais depuis, quelle tristesse…Des années à reculer au classement. Des années de jeu de plus en plus défensif, d’humiliation en coupes. Huit ans sans coup d’éclat, c’est long, très long.

Le Stade lavallois est devenu un club à l’identité chamboulée, où on vire les gens à tour de bras, en se dispensant d’une remise en cause profonde. Un club comme les autres, où les joueurs ne sont que de passage, pour la plupart, et mettent leur comportement en adéquation. Mais ça, les supporteurs peuvent-ils encore s’en étonner ?

Le pire résultat depuis 1970

Un club qui évolue dans un stade Francis Le Basser vieillissant, de moins en moins adapté au monde professionnel, mais confortable au regard du National.

Un club qui peine à renouveler son noyau de sponsors, sous la houlette de Bruno Lucas, président du conseil de surveillance. Un club descendu au 48e rang de la hiérarchie française, son pire résultat depuis… 1970.

Le tableau est noir, mais il existe des motifs d’espoir. Financièrement, le Stade lavallois est resté un club sain et la vente de ses pépites issues du centre de formation (Solet le dernier en date) renfloue régulièrement ses caisses.La formation, c’est la grande compétence de Laval, qui sait accompagner ses jeunes joueurs vers le haut niveau. Les équipes dirigées par le directeur Stéphane Moreau et les éducateurs ont encore réalisé des prouesses.Celle des U17 dénote même, dans le paysage des quarts de finale, où elle ira défier le PSG, dimanche prochain. Et l’équipe réserve, partie pour souffrir, s’est maintenue avec aisance, en N3.

Le centre d’entraînement moderne des Gandonnières permet de réaliser du bon boulot, même si son terrain synthétique est usé, et indigne d’accueillir des matches de niveau national.

Enfin le Stade lavallois bénéficie toujours d’un capital sympathie, hérité des années D1 (1976 à 1989) et de l’exploit de ses Schtroumpfs face au grand Dynamo Kiev, le 28 septembre 1983. 35 ans plus tard, il est urgent de remonter, afin de ne pas tout dilapider.

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