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François Pervis : « J’avais sauté au bout de vingt kilomètres !

Publiée le 05/04/2018

 

Depuis l’échec des Mondiaux à Apeldoorn, il y a un mois, le Mayennais s’est offert des vacances et a gouté au ski avec l’équipe de France à l’occasion d’un stage de cohésion.

Qu’avez-vous fait, depuis les Mondiaux ?Après Apeldoorn, je suis d’abord parti en vacances au soleil, en République Dominicaine. J’ai bien déconnecté, et bien profité. Puis je suis parti en stage de cohésion avec l’équipe de France, quatre jours à Saint-Jean-de-Maurienne, puis trois autres à Villard-de-Lans. Au menu, ski de fond, ski alpin, luge, spa…

Du ski, ce n’est pas risqué pour des cyclistes de haut niveau ?Si, c’est ce qu’on s’est dit, entre coureurs. On n’a pas trop compris, mais comme ce stage était organisé par les entraîneurs… On n’a pas fait les fous, non plus. Mais c’est plus physique que ce que je pensais. Je n’avais pas skié depuis une classe de neige, quand j’avais 8 ans. J’étais à la traîne, mais les copains m’attendaient. Et le soir, j’étais bien crevé…

Vous avez redécouvert des gens, tissé de nouveaux liens d’amitié ?C’était le but, de faire de la cohésion. On était logé dans un camp de vacances, rustique, avec des lits superposés, douches et toilettes sur le palier, sans TV. J’adore. Le soir, on jouait aux cartes, on se racontait des blagues.

Grégory Baugé était là ?Oui, toute l’équipe de France. On était une douzaine de coureurs. Tout le monde a joué le jeu, personne n’a fait son antisocial… C’était génial de se retrouver dans ce cadre magnifique de montagne, alors qu’on se côtoie 300 jours sur 365 au vélodrome de Saint-Quentin.

Revenons à la piste. Vous avez analysé à froid les raisons de l’échec des Mondiaux (1) ?Les entraîneurs ont fait un débriefing de trois jours, mais sans nous. Il m’a manqué des choses dans l’approche de la compétition. Je pense que je n’ai pas produit suffisamment d’efforts explosifs durant les quinze derniers jours. J’ai trop misé sur la fraîcheur, et ça m’a rendu mou…

Vos adversaires semblent avoir pris une grande avance…Il faut revoir l’entraînement, et mettre plus de braquet. Je vais revenir sur les efforts longs, pour redevenir champion du monde sur le kilomètre et le keirin, et le 3e relayeur de l’équipe de France de vitesse. À Apeldoorn, je n’étais qu’un démarreur par intérim.

On verra le changement sur les championnats d’Europe (2 au 7 août à Glasgow) ?Oui, si je suis sélectionné. C’est un objectif important, au même titre que le première manche de Coupe du monde, qui aura lieu à Saint-Quentin-en-Yvelines (19-21 octobre).

Comment allez-vous préparer ces échéances ?J’espère repartir au Japon quinze jours, trois semaines, au début de l’été. Retrouver les pistes en béton, les vélos en acier. Sortir de mon quotidien, retrouver les sensations sur place et courir un Grand Prix important pour le classement mondial.

Vous comptez aussi courir sur route en Mayenne, non ?Oui, en mai/juin. J’ai obtenu une dérogation de la fédération pour courir au niveau départemental, ce que mon statut de professionnel sur la piste n’autorise pas. En théorie, je n’aurais pu courir qu’au niveau 2e catégorie ou au-dessus. Mais 110 km à plus de 40 km/h, c’est trop dur pour moi. Je recherche deux heures d’effort, sur un circuit assez plat, pour compléter mon entraînement. Pas pour disputer l’arrivée. Ma dernière course sur route remonte à il y a dix ans. Chez moi, à Villiers-Charlemagne. J’étais super content de courir sur mes routes. Mais c’était une 1re catégorie, et j’avais sauté au bout de vingt kilomètres !

 (1) une seule médaille de bronze en vitesse par équipes.
 
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