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En Mayenne. Un projet de centrale photovoltaïque divise

Publiée le 28/03/2018

 

Les élus de la communauté de communes du mont des Avaloirs, soucieux d’énergies renouvelables, étudient un projet de panneaux au sol. Une réunion est prévu jeudi soir 29 mars 2018. La FDSEA monte au créneau: elle craint un grignotage des terres agricoles.

Jeudi soir 29 mars 2018, les élus de la communauté de communes des Avaloirs doivent se prononcer sur une étude de faisabilité concernant l’implantation, à Villaines-la-Juhel, d’une centrale photovoltaique au sol.

Selon une source, elle ferait 7,20 hectares et serait située sur des terres à vocation agricole appartenant à la communauté de communes. Mais pour l’instant, rien ne dit qu’elle se fera.

Daniel Lenoir, maire de Villaines-la-Juhel et président des Avaloirs, un territoire labélisé à énergie positive, refuse de s’exprimer. « Je n’ai aucune légitimité pour le faire alors que je ne l’ai pas encore évoqué devant les élus. Je le ferai jeudi, pas avant. »

Pourtant, sans attendre cette réunion, la polémique a enflé sur Twitter. Et elle oppose Daniel Lenoir à Philippe Jéhan, le président de la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA).

« C’est certainement plus intelligent de couvrir (de panneaux photovoltaiques, ndr) les bâtiments publics plutôt que des terres agricoles. Les élus manquent-ils d’imagination ? », interroge Philippe Jéhan dans un tweet. « Philippe Jéhan est égal à lui même, lui répond Daniel Lenoir, c’est à dire autoritaire et péremptoire. Il ne sait visiblement pas ce qui se fait sur les territoires. »

 

Qui a t il de haineux à respecter une charte départementale? D autre part , je ne fais pas de politique et essaie simplement de défendre notre milieu agricole durement touché https://t.co/ZU1nAqM9vP

— philippejehan(@philippe_jehan) 26 mars 2018

 

 À Vaiges, un projet avait été refusé

Contacté hier, Philippe Jehan paraît sûr de lui. « Daniel Lenoir n’obtiendra jamais d’arrêté préfectoral pour faire son projet. Il est contraire à la charte départementale qui s’oppose au développement du photovoltaïque au sol. »

En réalité, le sujet est plus complexe. Selon la préfecture, la charte agriculture et urbanisme signé par la chambre d’agriculture, le département et la préfecture, ne traite pas du photovoltaïque…

Ce qui est vrai, c’est que la FDSEA a toujours été opposée au photovoltaïque au sol. En 2011, elle avait vivement combattu le projet de l’ancien député Marc Bernier en faveur de l’installation d’un parc de 40 000 panneaux à Vaiges. Le préfet d’alors avait enterré le projet en estimant que cela constituait « une activité industrielle contribuant à la réduction des espaces agricoles ».

Des moutons sous les panneaux ?

La chambre d’agriculture s’appuie encore sur cette décision pour refuser, elle-aussi, cette technologie.« Elle a un impact important sur le foncier. Pour générer la même énergie qu’une éolienne, il faut 5 à 6 hectares de panneaux, insiste Stéphane Guioullier, le président de la chambre d’agriculture. Le photovoltaïque doit être sur les toits et l’agriculture sur les sols. »

Daniel Lenoir n’est pas d’accord. Refusant tout polémique, il estime que « la chambre doit revoir sa position ». Pour lui « il ne faut exclure aucune hypothèse. Si on veut satisfaire les besoins en énergie avec le photovoltaïque, les toitures ne suffiront pas. Il faut aller plus loin et consacrer un peu de terre. D’ailleurs les panneaux ne sont pas incompatibles avec une activité agricole. On peut y pratiquer l’élevage de petits ruminants. »

Des moutons sous des panneaux ? Cela agace Stéphane Gioullier. « Nous n’y croyons pas. Cela n’a rien à voir avec les pratiques agricoles. » Après la polémique, le débat… Il se poursuit jeudi et il n’est pas terminé.

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